Un moyen
métrage (58') d'horreur
dans un cadre scolaire
Scénario
et dialogues par les élèves
de 1B2 et 2Pmaa (12 à 15 ans) de
l'Institut Emile Gryson (2006-2007)
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DVD
DISPONIBLE
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Jaquette
& design : Maxime HUYLEBROECK
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film "Vous serez ce que nous
sommes".
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la semaine.
BANDE ANNONCE
(mis à jour le 29/05/2007)
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PROJECTION
OFFICIELLE : JEUDI 24 MAI à 19h00
(mis à
jour le 28/04/2007)
La projection officielle du film "Vous
serez ce que nous sommes" aura lieu
le jeudi 24 mai 2007 à l'Auditorium
Jacques Brel (Campus
du CERIA) sous l'égide de
Madame la Ministre
DUPUIS, des autorités scolaires
de la COCOF
et de la Direction de l'Institut
Emile Gryson. Seront invités,
les élèves ayant participés
au film ainsi que leurs parents et amis,
et tous les intervenants du film (les
acteurs, les techniciens, les figurants,
les professeurs et les éducateurs
de l'IEG) ainsi que les sponsors et les
représentants de la Police
Zone Midi et de la Croix
Rouge de Belgique.
La projection sera suivie d'une réception.
Une projection réservée
aux élèves de l'Institut
Emile Gryson est prévue. Seront
conviées, toutes les classes des
1er et 2ème degrés.
PREMIERE VERSION
(mis à jour le 22/04/2007)
Ce 21 avril 2007, la première
version de "Vous serez ce que nous
sommes" est achevée. Nous
avons atteint un métrage de 58
minutes. Les 33 séquences écrites
par les élèves auront finalement
toutes été tournées.
Une aventure ! Ce dimanche 22 avril, une
projection "technique" est organisée
au Hall Polyvalent de Weyler-Arlon (17h)
à l'occasion du Salon
du Cinéma et de la Photographie.
Le travail de post-production se poursuivra
jusqu'au début du mois de mai.
Il manque encore quelques plans et une
dizaine d'autres seront également
tournés dans le cadre des activités
de l'Atelier cinématographique
de l'IEG. Le résultat est techniquement
fluide et sans longueur, ponctué
de la musique des Blood Baby Sitters qui
renforce l'ambiance.
A noter, la participation de l'acteur
de théâtre Guy
COHEN dans le rôle du professeur
Natas. Et une surprise attend les élèves
puisque le réalisateur a tourné
une séquence inédite avec
le soutien de Eric
COUVREUR, professeur de l'IEG,
et de la Compagnie
Franche de Namur. Une touche d'évocation
historique afin de soutenir la tension
dramatique du récit.
Il ne faut pas oublier le tournage de
deux séquences musicales, une battle
style Hip-Hop - RAP (20/03/07) et un mini-concert
rock'n punk gore (21/03/07) du groupe
des Blood Baby Sitters
dans l'Auditorium
Jacques Brel du CERIA, grâce
au soutien de Maria
CONSTANTINIDIS, Directrice de l'Auditorium.
Nous avons pu compter sur le professionnalisme
du régisseur son, Stani
JOSSART, du régisseur lumières,
Christophe RENWART, et de l'aide
précieuse du commissaire de salle,
John JACKSON.
Le concert de rock filmé en multicaméras
avec l'aide Gérard
LAMBOT, steadycamer, sera haut
en couleurs.
Enfin, le soutien de la Croix
Rouge de Belgique, du Service
d'ambulance de Bruxelles-Capitale,
de la Section locale
de Jette de la Croix Rouge, du
Conseil de Police
de la Zone Midi, de la Police
Zone Midi et de la
Zone Mongomery a permis de tourner
une séquence digne d'une série
policière (28/03/07).
La qualité exceptionnelle du travail
de Maud ROEGIERS,
maquilleuse FX, doit être à
nouveau soulignée. Maud ROEGIERS
a maquillé toute la nuit du 29
mars afin de permettre de tourner les
plans des zombies en groupe. La sculpture
faciale posée sur le visage de
Sébastien
DAWANS (BBS) est d'une surprenante
efficacité.
QUAND LA REALITE
DEPASSE LA FICTION...
La violence en
milieu scolaire est une réalité.
L'actualité des derniers jours
ne constitue malheureusement qu'un triste
exemple des conséquences d'une
société en proie à
une paupérisation grandissante.
Les jeunes adolescents évoluent
désormais dans une société
qui les pousse à la oisiveté
et chante les louanges de la facilité...
Or, cette même société
leur crée des besoins en terme
de consommation dont ils n'ont pas les
moyens. Corollaire de la mondialisation,
les délocalisations suppriment
les emplois. Les salaires stagnent. Le
pouvoir d'achat des ménages a plongé
de 30% en 6 ans. Souvent, deux salaires
suffisent à peine à couvrir
les frais du ménage dont le risque
de surendettement s'accroît. Frustration,
colère, violence...
"Si t'as pas ton GSM à
300 euros, t'es un looser !",
s'exclame un élève de 12
ans. "J'ai été
tabassée et on m'a volé
mon lecteur mpeg et mon GSM !",
se plaint une élève de 14
ans. Quand la précarité
financière menace, quand les drames
familiaux surgissent, les élèves
affrontent encore la compétition
économique et sociale du regard
d'autrui dans la cour de récréation.
Quelle attitude attendre de la part de
jeunes adolescents lorsqu'ils deviennent
les témoins de la démission
voire même de la déchéance
de leurs parents ? Face à ce déclin
social observé au quotidien, l'enseignant
et l'éducateur deviennent la seconde
famille, le dernier soutien moral et psychologique.
Un fragile rempart face au décrochage
scolaire galopant...
Dans ce contexte, éduquer aux
médias, c'est aussi décoder
la violence. Et rien de
tel que de renvoyer à l'expéditeur
ce que l'on banalise à longueur
de soirées télévisuelles.
Le message
du film "Vous serez ce que nous sommes"
? Aux médias qui nourrissent les
critiques à l'égard de l'enseignement
secondaire professionnel en généralisant
des cas isolés de violence, les
élèves de 1ère accueil
et de 2ème professionnelle de l'Institut
Emile Gryzon rétorquent : "Nous
faisons un film, faites-en autant ! "
Et ils ajoutent :
"Nous
subissons votre violence. Voyez et consommez
la nôtre ! " Enfin,
ils concluent : " Surtout,
respectez nos professeurs qui
par leur dévouement nous encouragent
à nous bâtir un avenir !
"
SYNOPSIS (mis
à jour le 24/04/07)
Au détour d'un couloir, deux jeunes
élèves de l'Institut
Emile Gryson découvrent
que le bâtiment 16 du CERIA
a été construit sur un ancien
lieu de sépultures. L'enquête
commence. Mais de confidences en indiscrétions,
les caïds de la classe activent un
composé chimique déversé
là. Les cadavres émergent
alors du sol. Très vite, les habitudes
du quotidien se transforment en pièges
mortels.
L'amour
naissant quand rôde la mort. Romeo
et Juliette, cru 2007, style punk gore.
UN PROJET FILMIQUE
SCOLAIRE
Avec le soutien de Anne
JONGEN, Directrice de l'Institut
Emile Gryzon, Eric FAGNY, professeur de
français à l'Institut Emile
GRYZON (CERIA) et spécialisé
en remédiation, a entrepris des
ateliers filmiques avec ses élèves
de 1B2 et 2Pmaa (12 à 15 ans).
Ces projets de réacrochage scolaire
et de revalorisation sociale ont abouti
à la production de courts métrages
d'animation dont "L'ïle
des songes" (2006, 3'30) et
un clip vidéo RnB "Changer
d'univers" (2006, 3'30 - en
partenariat avec le compositeur Hicham
CHAHIDI).
Depuis octobre 2006, Eric FAGNY est chargé
de l'atelier filmique parascolaire et
réalise avec des élèves
de 12 à 17 ans un moyenmétrage
d'horreur de 58 minutes. Les élèves
de 1B2 ont écrit la trame principale
du scénario et interprètent
les rôles des victimes de leur film.
Pour leur part, les élèves
de 2pmaa ont développé les
trames secondaires, tandis que leurs condisciples
de 2pmab se chargent d'écrire et
de mettre en scène une battle.
Les élèves de l'ateliers
parascolaires analyse les travaux d'écriture,
y apportent leurs idées et pourvoient
aux postes techniques.
La musique des élèves dans
le film est bien évidemment le
HIP HOP et plus particulièrement
le Rap. Néanmoins, la bande son
originale du film est interprètée
par le groupe punk gore, les BLOOD BABY
SITTERS, afin de conserver la couleur
rock d'un film de zombies.
"Vous serez
ce que nous sommes" est co-produit
par FAGNY FILMS, L'INSTITUT EMILE GRYZON
(COCOF) et le groupe de punk gore "BLOOD
BABY SITTERS" avec le soutien du
Service audiovisuel de la COCOF.
Gina
COTICA, les nerfs à vif, dans le
rôle de Madame Hystéria.
UN
ENCADREMENT PROFESSIONNEL
Afin
d'immerger les élèves dans
un contexte réaliste de production
audiovisuelle, des professionnels du cinéma
belge ont accepté de les encadrer.
Le talent de Maud
ROEGIERS, maquilleuse FX, qui a
reçu le 1er prix de maquillage
FX au BIFFF (Festival International du
Film Fantastique de Bruxelles) a permis
d'obtenir un excellent niveau en matière
d'effets spéciaux. De même,
des acteurs belges ont endossé
les rôles "adultes" afin
d'atteindre un certain degré de
réalisme. Eric
GODON dans le rôle du directeur
est plus vrai que nature. Tandis que Gina
COTICA joue à la perfection
une prof à bout de nerfs. La distribution
réunit également Reda
CHEBCHOUBI, Sylvie
SEDDIO et Hugues
HAUSMAN. Les professeurs de l'Institut
Emile Gryzon ont soit également
endossé des rôles, soit encadré
les élèves lors des tournages.
Eric
GODON, une stature naturelle pour un rôle
de directeur.
ORIGINALITE
DU PROJET
Le
film bénéficie ainsi d'une
ambiance originale où se mêlent
des personnages très naturels et
des rôles de composition plus difficiles
à interpréter. Les élèves
apportent la spontanéité
et la fraîcheur de leurs idées
sans se départir d'un sens critique
acerbe. Car quelque que soit la connaissance
de la grammaire française des uns
et des autres, nous sommes tous "les
enfants de la télé",
et à ce titre, notre regard a intégré
la grammaire cinématographique
plus ou moins inconsciemment depuis notre
plus tendre enfance. Aussi, le scénario
souhaité par les élèves
comporte-t-il un dosage à concurrence
de 80% de scènes d'horreur et 20%
de scènes d'humour. Un humour en
décalage, vu l'inexpérience
des élèves et d'acteurs
novices, qui s'imbrique dans une tension
dramatique soutenue. Le résultat
sera projeté sur grand écran
à l'Auditorium Jacques Brel du
campus du CERIA aux environs de mai-juin
2007. L'édition d'un DVD est prévue
et chaque participant en recevra une copie.
Une expérience humaine, technique,
scolaire et artistique.
Jean-Paul
VAESSEN avec la gouaille d'un historien.
RESPECT DU PROGRAMME
D'ETUDES DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE
Le programme
d'enseignement de la Communauté
française de Belgique encourage
l'élaboration de projets
scolaires inter-classes favorisant
la participation active des élèves.
Ceux-ci sont amenés à
participer à un projet de
groupe dans lequel ils doivent s'intégrer.
Les élèves sont jugés
sur ce qu'ils sont capables d'accomplir
et non en fonction de ce qu'ils
ne peuvent pas faire. Aussi endossent-ils
progressivement des responsabilités
diverses à chaque étape
de la production filmique, de l'écriture
au tournage. Il leur est nécessaire
de développer un esprit d'équipe,
- une réelle difficulté
pour un jeune adolescent plus habitué
à la compététition
sportive, ludique et sociale. Outre
la production individuelle et collective
d'écrits, il s'agit pour
le jeune participant de s'ouvrir
à la technique cinématographique
à travers le cours d'éducation
aux médias intégré
dans le cours de français
à raison de 8 à 11
heures par semaine. Enfin, la compréhension,
l'acceptation et l'apprentissage
participatif au sein d'une chaîne
hiérarchisée de production
amènent les élèves
à développer une conscience
collective qui se traduit par l'acquisition
et le respect d'une méthode
de travail, une accélération
de la mise au travail et une relative
autonomie dans un cadre scolaire
bien défini. Ce développement
individuel à un rythme différencié
aboutit à un savoir-faire
durable, une connaissance pratique
et valorisante. Principalement,
une réacceptation de soi
par la découverte et la confiance
en ses possibilités.